Les mains vides

Effi & Amir & — 60' — In progress

Mains en l’air. Les paumes sont visibles, les doigts écartés. Elles s’exposent, elles montrent qu’elles sont vides. Elles ne sont pas serrées en poings. Elles ne sont pas une arme. Elles ne tiennent pas d’arme. Et pourtant, elles possèdent un pouvoir. En novembre 2025 deux Palestiniens sont abattus à Jenine, alors qu’ils tendaient leurs mains en l’air. Cet incident s’ajoute à d’autres exécutions de facto, comme celle de Yuval Kestelman, un citoyen israélien, par un soldat israélien, ou celle de Michael Brown à Ferguson en 2014 par un policier américain. L’échec de ce geste déclenche notre enquête sur les « mains en l’air ». Qu’est-ce qui est en jeu lorsqu’on se rend ? S’agit-il d’une manifestation d’agentivité ou d’impuissance ? Et qu’est-ce qui rend ce geste adapté à l’appel pressant qu’il véhicule ? Les mains, les actrices du geste, jouent également un rôle majeur dans le film, qu’elles soient accompagnées ou non des corps auxquels elles appartiennent. Aux côtés des protagonistes du film, elles tissent un fil de résistance face à la fausse notion de victoire. Se rendre n’est pas seulement un acte de soumission, c’est un acte qui met fin au jeu, qui consiste à abandonner les fictions identitaires dans lesquelles nous baignons tous, pour revenir à un noyau humain commun.

Production : La chose à trois jambes (Amir Borenstein)
Coproduction : CBA
Avec l’aide du VAF

Réalisation
Effi & Amir
Scénario
Effi & Amir
Image
Effi & Amir
Production
La chose à trois jambes (Amir Borenstein)

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